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Supergirl : Who Run the world ?

Posté le 25 mai 2015 par

Un petit leak printanier nous a permis de poser les yeux sur le pilot de Supergirl, plusieurs mois avant sa diffusion, en automne sur CBS.

Quand on évoque Supergirl, il me vient en tête les images du film de Jeannot Szwarc de 1984, friandise kitchissime, gentil nanar qui provoque des sourires embarrassés mais bienveillants. En 2015, la cousine de Superman revient aux affaires, cette fois dans une série télé. Surprise, c’est un projet commandé par la chaîne CBS, pas habitué du tout, et c’est un doux euphémisme, à une série de ce genre. Le pilot a coûté la somme pharaonique de 14 millions de dollars, un investissement certain, un pari pour un network qui tente de bousculer ses habitudes et de chasser sur un terrain souvent réservé à la CW ou à Fox. Au casting on retrouve beaucoup de tête connues des sériephiles : Melissa Benoist (Glee), Mehcad Brooks (Heroes), Laura Benanti (Nashville), Calista Flockhart (Ally McBeal), David Harewood (Homeland), Dean Cain (Lois & Clark). Helen Slater, l’ancienne interprète de Supergirl, vient même jouer un rôle récurrent.

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Le pilot commence par une scène des plus explicatives, qui pose un background déjà connu ou presque, et le reste de l’épisode ne fera pas comme la nacelle de Kara, il ne dérivera pas d’un iota, il restera sur les rails d’un scénario attendu, sans aucune surprise. C’est l’adaptation du canevas de Superman, mais avec sa cousine, ni plus ni moins. Il est question de pouvoirs, de responsabilité, de reconnaissance et de famille, mais aussi, chose plus intéressante du statut de femme ET de super héros. Ce premier épisode, dans ses thématiques ressemble énormément à celui d’Agent Carter diffusé sur ABC cette saison. Il décrit un monde d’hommes où les femmes dirigent dans l’ombre.

Dans ce monde, la représentation de la toute puissance masculine, c’est Superman, le cousin, que Kara devait protéger, mais qui finalement est une figure quasi divine pour l’Humanité. Face à lui, la jeune femme ne pèse pas bien lourd, elle en vient même à le jalouser quelque peu, voulant elle aussi faire la différence, être vue, reconnue, admirée. Elle admire son cousin, comme elle admire sa patronne, Cat Grant (Calista Flockhart), impitoyable, qui gère son empire d’une main de fer. Durant les 45 premières minutes, on parle de Superman, on ressent sa présence plombante malgré son absence, il est de tous les plans. Supergirl, sera donc dans l’absolu le combat d’une femme qui veut montrer qu’elle est l’égale de la figure masculine toute puissante dans notre société. D’ailleurs, l’un des méchants de l’épisode dira à Kara que ça aurait été un honneur d’affronter Superman, au lieu de devoir se contenter de la cousine, provoquant la colère de celle-ci.

Pilot

Les hommes ne sont pas aussi rustres et idiots que dans Agent Carter, ce n’est pas non plus la même époque, mais on observe tout de même quelques scènes assez cocasses, notamment avec le personnage de Winn (Jeremy Jordan), figure traditionnelle du sidekick amoureux transi, et qui représente le nerd pas méchant, mais un peu macho quand même. Seul Jimmy Olsen (Mehcad Brooks) semble avoir les faveurs des scénaristes. Il apparaît comme progressiste et séduisant, drôle et brillant. Les autres personnages masculins ne sont présents que pour remettre en question le statut de Kara/Supergirl, critiquer ses capacités à assumer son statut, uniquement parce qu’elle est une femme.

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Au-delà de la gentille parabole féministe, Supergirl introduit un univers classique, et dévoile ses mécaniques très CBS, à savoir une trame ouverte aux stand alone avec un fil rouge qui viendra garder les spectateurs en haleine dans les moments cruciaux. La série prend donc des airs de The Blacklist qui aurait rencontré les séries de super héros de la CW. Au rayon esthétique, on est loin de la catastrophe, il y a même un joli charme qui se dégage de l’ensemble et les effets spéciaux, tout du moins pour ce premier épisode, sont réussis. L’épisode va droit au but, sans fioriture en respectant les codes du genres.

On ne nous ment pas sur la marchandise, Supergirl reste archi balisée , mais se suit relativement sans déplaisir, en ne dépassant  que très rarement son statut. La série tente même de jouer sur le tableau de la légère subversion politique, ce qui lui confère un certain capital sympathie. Oubliable donc, mais qui au final a le même charme ringard que le film de 1984.

Jérémy Coifman.

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Un commentaire pour “Supergirl : Who Run the world ?”

  1. La promo me faisait déja flipper (de 6 minutes)…après ce pilot…c’est officiel, ca sent pas bon.

    Déjà l’actrice oui bon toute mimi…mais pas crédible pour un sous dans le rôle (pourquoi n’avoir pas pris Clair Holtz beaucoup plus charismatique et mature dans sont jeu), les CGI sont de sympa a mauvais (pour un budget de 14 Millions…aie aie aie…), The Flash est largement mieux fait (pour une chaîne qui en a 10 x moins).

    Le méchant…trés méchant dont on se fout, Jimmy….HEIN (beau gosse, sur, WHAT’SSSS), bref rien a voir, l’ambiance….j’ai eu de nouveau des bouton (oui c’est gratuit ^^).

    Non franchement sa passe pas, pourtant j’adore The Flash, Arrow…passe encore (mais la 3 ouf, du mal), mais la….je croit que c’est ma limite.

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