top 20, 10, 5

Top 10 : les séries animées de mon enfance

Posté le 31 mars 2015 par

On a tous, à un moment ou à un autre de notre enfance,passé des journées devant la télévision à regarder des dessins animés. Plusieurs années plus tard, on y repense avec émotion, regardant certains épisodes avec nostalgie ou en écoutant les génériques la petite larmichette à l’oeil. Notre enfance n’est peut-être plus, mais ces dessins animés là sont éternels… ou pas ! Je me concentrerai sur les dessins animés un peu plus « oubliés », il y a bien sûr des évidents, comme  Dragon Ball ZLes chevaliers du ZodiaqueOlive et TomBatman  ou  les Animaniacs  par exemple. Bon mon article va se transformer exceptionnellement en top 20, trop d’amour !

N.B  : Les années indiquées dans le top ne sont pas les dates de création, mais les dates de découverte!

20 : Albert le cinquième mousquetaire- Christophe Izard (1994)

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Dans mes souvenirs ça avait duré longtemps, peut-être parce que  France 3  la rediffusait sans arrêt. En fait, ça n’a duré que 26 épisodes. Le dessin animé partait d’un fait tout simple :  Alexandre Dumas  s’était trompé ! Au milieu des autres mousquetaires, il y en avait un 5ème, Albert. Avec sa bonne tête de vainqueur, sa petite taille et son sourire béat, il attire clairement l’attention. C’est lui le véritable héros, il sauve toujours la mise des autres face au méchant cardinal de Richelieu. C’était très drôle, avec un petit esprit  Chuck Jones  ou  Hanna-Barbera, un peu répétitif aussi. Quand on est enfant on aime avoir la même recette à chaque fois!


19 : MuscleMan- Toei Animation(1989)

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Le générique chanté par Bernard Minet, les facéties d’un personnage aussi émouvant que drôle,  Muscleman  est un animé super attachant. J’en étais fan. Hélas, en France, nous n’avons eu que 49 épisodes diffusés sur 137. Le CSA a interdit le dessin animé après la vision d’un personnage arborant  une svastika. L’histoire est à mourir de rire, une sorte d’adaptation de Superman, mais avec un personnage faisant tout pour devenir super héros alors qu’il est pourtant terriblement lâche, incapable et maladroit. Comme  Popeye  avec les épinards, c’est de l’ail qu’il tire une force surhumaine. D’une absurdité délicieuse, la trogne de muscleman suffisait à l’époque à m’arracher des fous rires.

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18 : Les Fous du Volant- Hanna et Barbera (1990)

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Les fous du volant, cette série qui consistait toujours à la même chose. Chaque épisode était une course à l’issue incertaine. Par contre, on retrouvait toujours ces deux tricheurs de Satanas et Diabolo qui essayait de gagner la course par tous les moyens, mais qui finissaient toujours éliminés. Il y avait tout pour me ravir, de l’action, des gags à la seconde, deux personnages emblématiques  et une tripotée d’autres tout aussi marquants. Le narrateur, qui commentait les courses, mettait l’ambiance, avec un flegme à toute épreuve, c’était très drôle. Le savoir faire Hanna- Barbera dans toute sa splendeur.


17 : Widget- Peter Keefe (1992)

 

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Qu’il était laid Widget quand on regarde bien ! Mais il était super sympa. Un extraterrestre qui est chargé de sauvegarder l’environnement de la terre, et qui a pour compagnon un personnage qui n’a qu’une tête et deux mains   répondant au doux nom de Mega Brain. En plus de délivrer un message positif, sa capacité de se transformer en tout me faisait rêver. Oui, ça ne sert pas à grand chose de se changer en éléphant, mais c’est cool quand même   !


16 : Samourai Pizza Cats- Tatsunoko Production (1991)

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Dans un Japon qui serait resté dans l’ère médiévale, mais dans lequel la technologie est très avancée, des chats livreurs de pizzas sont en fait des samouraïs robots, protégeant la veuve et l’orphelin. Je me rends compte que beaucoup de dessins animés qu’on regardait enfant son complètement fous. Celui-ci était un délice de tous les instants. Le design mélangeant le kawai et les animés « mecha » avait quelque chose de tout de suite accrocheur pour moi, l’amoureux du japon. Le rythme ne faiblissait pas. Samouraï Pizza Cats demeure une belle alternative aux Tortues Ninja finalement !


 

15 : Les Popples- Jean Chalopin (1988)

 

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Ma chambre remplie de peluches des Popples, je regardais les Popples dans mon pyjama Popples. Fan absolu dès 4 ans, je maltraitais mes parents en leur jetant les peluches qui se roulaient en boule et je leur cassais les oreilles avec la chanson du générique en boucle. La série n’a plus aucun intérêt passé un certain age, mais j’en garde une telle affection. Elle fait travailler l’imaginaire, le plus important.

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14 : Les Snorky- Hanna- Barbera (1989)

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Adapté des bandes dessinées de Nicolas Broca, les Snorky narre l’histoire de petites créatures vivant au fond de l’océan et qui vivent de formidables aventures. Le générique est connu de tous, et son côté Schtroumpfsous-marin reste assez irrésistible. Quand on est enfant c’est le design des personnages et la foule de petits détails qui captent l’attention (les hippocampes comme moyen de transport…) C’est charmant, plein de bons sentiments et d’aventures. J’aimais bien ce côté totalement dépaysant et mystérieux. Je rêvais d’en rencontrer moi des Snorky! Ce n’est jamais arrivé.


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13 : Les Gummi- Jymn Magon (1989)

 

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Les Gummi est sortie en 1985, à la même époque que Taram et le Chaudron Magique. Le monde médievalo-fantastique de la série animée semble le même que celui du film. Les petits ours anthropomorphes mignons côtoyaient un univers qui me paraissait un peu effrayant et sombre, peuplé de monstres affreux et dégoûtants. Ce mélange de fantasy, d’effroi et de mignon reste un cocktail idéal aujourd’hui.  Une série qui a finalement bien résisté à l’épreuve du temps.


12 : Captain Planet- Ted Turner (1991)

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Le super héros écolo est de retour ! Accompagné de sa bande d’adostoute aussi écolo sauvant la terre des méchants pollueurs, il impressionne avec sa tignasse verte, ses abdos et sa tenue  rouge ! C’est très moralisateur, mais le fond est inattaquable. Qui n’a pas envie de mettre une raclée aux vils chefs d’entreprise qui déversent des tonnes de déchets en mer et qui tuent des dauphins ? J’étais tellement fan que j’avais même le jeu vidéo sur Nintendo, je voulais sauver les animaux et sauvegarder l’environnement. Bon et puis après, j’ai préféré laisser faire le Captain Planet…


11 : Bécébégé- Craig Zukowski  (1988)

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Génial dessin animé qui racontait la vacuité de l’existence des jeunes privilégiés de Los Angeles. Trois ansavant les péripéties de Brenda et Brandon, et ouais ! On se moquait joyeusement de tous ces ados jouant au tennis, roulant dans des Rolls avec chauffeurs et arborant des petits pulls noués sur un polo. Je me souviens d’un intello se nommant Jean-Pierre (!) et d’une journaliste appelée Pipelette ! Fou !Les épisodes étaient super rythmés et on s’attachait finalement à cette bande de jeunes pas très aimables en fait. Le titre français est quand même un chef d’oeuvre à lui tout seul.


 

10 : Les Minipouss- Jean Chalopin (1988)

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Ah, les Minipouss ! Ces êtres mi-hommes mi-souris qui vivent des aventures complètement anecdotiques mais qui passionnent tout enfant qui se respecte! On aimerait tellement avoir comme copain ces petits êtres et les mettre dans notre poche comme le fait Éric Legrand, blondinet insupportable, toujours super gentil, limite complètement neuneu qui est pourtant le seul à connaître l’existence des Minipouss. Vie de merde!


9 : Denver, le dernier dinosaure- Peter Keefe (1989)

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Bon, un Dinosaure qui vit de nos jours avec une bande d’adolescents, c’est déjà génial. Mais quand il aime le skateboard, le rock et qu’il joue de la guitare électrique, c’est juste fabuleux. Comme le dit le générique, « Denver, le dernier dinosaure, c’est mon ami et bien plus encore ! « . On veut le câliner Denver, taper la conversation avec lui et l’emmener manger une glace en lui parlant de nos malheurs. C’est un peu l’adaptation Rock’n’ Roll de Peter Et Elliott le Dragon. Flashy, très 80’s dans son traitement, inoubliable.


8 : Freakazoid !- Spielberg/Timm/Dini (1995)

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Dans la lignée de toutes les productions Amblin/Warner de l’époque, Freakazoid ! est le petit oublié. Destin tellement injuste pour cette série créée excusez du peu par Steven Spielberg, Bruce Timm et Paul Dini (Batman). L’histoire d’un geek qui va un soir se retrouver à cause d’un bug informatique avec des pouvoirs incroyables, mais aussi une part d’ombre. Il choisira la lumière comme ses idoles, Clark Kent ou Peter Parker. Très référencé et mature le dessin animé ne reste pas longtemps à l’antenne (24 épisodes), mais reste une pépite d’inventivité et d’intelligence. C’est un peu hystérique, mais tellement drôle.


7 : Lucile, Amour et Rock’n’Roll- Toei Animation (1989)

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Quoi  ? Mais c’est un truc pour les filles, me disais-je, enfant. Pourtant, petit cœur d’artichaut que j’étais, je me passionnais pour ce triangle amoureux sur fond de Rock’n’Roll. C’était plein de musiques toutes géniales  ! Lucile était très jolie et les personnages secondaires étaient tous supers  ! Il y avait Monsieur Duronchon, le père de Lucile, restaurateur ronchon (d’où son nom, pardi  !), Marika, la peste de service (riche évidemment), et surtout Roméo, chat de Benjamin, obèse et misogyne, ne pensant qu’à manger. Quand on est enfant et qu’on découvre autant de vie et de bonne humeur, on ne peut qu’adhérer. On avait nos préférences, entre Mathias ou Tristan, on vibrait avec Lucile sur les musiques des Bee-Hive (le groupe de Rock des deux garçons). A chaque épisode, il y avait une histoire passionnante. On ne voulait pas que ça s’arrête, 20 minutes, c’était trop court. Qu’allait faire Lucile  ? Quel stratagème allait utiliser le petit Benjamin pour la rapprocher de Mathias  ? Quelle musique géniale allions-nous entendre? Puis la série se termine et on est triste. Les années passent, on en garde un souvenir durable, tendre.


6 : Moi Renart- Bruno René-Huchez (1988)

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Adaptation contemporaine du Roman de Renart, la série marque par son côté facétieux et rythmé. On suit Renart (chenapan) et son singe Marmouset qui arnaquent tout le monde, au nez et à la barbe des autorités. Chaque fois il passe près de la correctionnelle, mais il s’en sort ce petit malin ! Dans la tradition du voleur au grand coeur, Renart nous est immédiatement sympathique, un vrai personnage marquant pour un enfant.


5 : Doug- Jim Jinkins (1991)

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Je m’identifiais beaucoup à Doug. Rêveur qui écrivait beaucoup, secrètement amoureux d’une jolie fille, un peu solitaire mais pas trop, Il me plaisait Doug, toujours dans la lune, gentil et simple, un modèle que je voulais suivre. Dessiné à traits doux, la série se révèle vraiment attachante et décrit avec tendresse le quotidien d’un garçon de 11 ans.


 

4 : Les Entrechats- Jean Chalopin (1988)

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Le monde que décrit ce dessin animé a quelque chose d’atypique. On s’attache à ceux qui ne trouvent pas leur place, les inadaptés, ceux qui vivent dans la rue, mais essaient de faire bon gré mal gré. Ils vivent dans des conditions déplorables, ce sont des chats de gouttière. Mais la décharge publique est leur royaume, la rue leur terrain de jeu. En plus d’être drôle, c’est terriblement émouvant quand on y pense. La lutte des classes chez les chats à la mode burlesque.


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3 : The Tiny Toons- Tom Ruegger (1991)

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Fou, complètement absurde, reprenant les personnages Warner mais enfants,Tiny Toons multiplie les sketchs irrésistibles, les jeux de mots tellement tirés par les cheveux qu’ils en deviennent hilarants.Un must-see, même aujourd’hui. Même adulte, on se délecte du second degré permanent, de la satire hollywoodienne et des mises en abyme.


2 : Le collège Fou Fou Fou- Studio Comet (1989)

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Comédie burlesque et absurde le Collège fou fou fou est aussi une belle chronique adolescente et sociétale, montrant sous les rires une jeunesse japonaise qui ne trouve pas forcément sa place, mise sous pression constante, en quête d’une perfection qu’elle n’atteindra jamais. Quand on est enfant on rit juste devant la bande des joyeux loufoques, bande d’imbéciles heureux, symboles d’une fantaisie qui doit être sauvegardée à tout prix.


 

1 : Sherlock Holmes- Hayao Miyazaki (1990)

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C’est mon préféré, celui devant lequel je me sens tellement bien. Quand j’entends la chanson du générique, je ressens une chaleur qui me serre le coeur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être que c’est celui qui me renvoie le plus à mon enfance. En tout cas, l’adaptation des aventures de Sherlock Holmes est un joyau autant graphique que scénaristique, qui témoigne encore une fois du génie de Miyazaki. On retrouve toutes ses obsessions visuelles et thématiques et cette mélancolie indicible. Un joyau.

Jérémy Coifman.

 

 

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