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The X-Files numéro 4 – Docteur Quinn, Femme médecin

Posté le 19 juin 2014 par

Numéro 4 de The X-Files consacré à Docteur Quinn, femme médecin avec la sublimissime Jane Seymour et Joe Lando, acteur de l’Illinois qu’on fera passer pour un Cheyenne pendant 6 saisons et deux téléfilms.

Docteur Quinn est un peu La Petite Maison dans la prairie des années 90. En France elle a le même parcours. Diffusée sur M6 avec succès, puis rediffusée, puis re-re-re diffusée. Cela fait maintenant 16 ans que les aventures de Michaela Quinn (Jane Seymour) se sont arrêtées, pourtant il y a toujours une chaine pour passer un épisode de temps en temps.

Dr Quinn (Jane Seymour) et Byron Sully ( Joe Lando)

Dr Quinn (Jane Seymour) et Byron Sully ( Joe Lando)

La série de Beth Sullivan a quelque chose d’attachant, parce que ses intentions sont foncièrement louables. Michaela Quinn est un personnage fort, une femme qui a refusé les dictats d’une société sexiste et qui a tracé sa route loin des conventions. Au lieu d’être femme au foyer comme sa mère ou ses sœurs, elle a préféré devenir médecin comme son père. Elle choisit également de quitter son douillet quotidien de Boston pour s’installer à Colorado Springs, petite ville aux valeurs à l’ancienne.

 Docteur Quinn parle avant tout du combat d’une femme du 19e siècle pour sa liberté. La fiction de Beth Sullivan est ouvertement féministe. Elle traite en outre de questions épineuses telles que le sort des natifs américains, l’esclavage et le racisme, la religion ou la famille. On le voit à chaque épisode, la série dégage une candeur émouvante mêlée d’une étrange ambivalence. Au-delà de cet aspect progressiste, on perçoit çà et là des facettes plus réactionnaires ou en tout cas typiques d’une fiction estampillée CBS. La série est à l’image de son héroïne, coincée entre deux idées de la société, l’envie d’aller de l’avant, mais avec toujours cette peur de se tromper. Les traditions ont quelque chose de réconfortant. On sent surtout que Beth Sullivan essayait de contenter tout le monde et d’insuffler dès qu’elle le pouvait des éléments plus subversifs.

quinn

Regarder Docteur Quinn avec un oeil plus cynique et critique est une épreuve, il faut bien l’avouer. La mise en scène est inexistante ou hideuse, certains acteurs sont réutilisés dans des rôles différents, ou sont tout simplement très mauvais (oui, petit Brian, je parle de toi !). La défense acharnée d’un certain mode de vie américain prête à sourire. Chaque épisode a pour finalité une belle morale prônant des valeurs familiales. Les leçons bien lourdes pleuvent.

Mais la série n’aurait pas duré aussi longtemps (148 épisodes et deux téléfilms) sans ses dramas, sa grande histoire d’amour principale entre Michaela, la magnifique doctoresse et son regard vairon, et Byron Sully (Joe Lando) le Cheyenne défenseur de la veuve et de l’orphelin. Oui, Docteur Quinn était destiné à un public féminin et mature. Mais il n’empêche, elle a captivé toute une génération d’adolescents dans les années 90. C’est le genre de série que nous Français n’avons pas vraiment regardé en version originale, car diffusée à l’époque ou rater un épisode était une véritable catastrophe et qui a su fédérer un public fidèle.

Même Johnny Cash a joué dans Dr Quinn !

Même Johnny Cash a joué dans Dr Quinn !

Même aujourd’hui, quand on regarde un épisode, on en perçoit toujours le charme. Docteur Quinn, femme médecin est une série culte, parce qu’elle représente à merveille la télévision des années 90. L’époque ou le médium commençait sa mue, mais gardait tout de même le lourd héritage des années 70 et 80. Elle essaie d’aller plus loin, de dépasser sa condition de série pour ménagères, mais se vautre quand même la plupart du temps dans une guimauve plombante. Mais on n’oubliera pas de sitôt la belle Docteur Quinn et les habitants de Colorado Springs, cette petite ville qui sentait bon le carton-pâte du studio Paramount Ranch à Los Angeles.

Jérémy Coifman.

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